Amelia et Thales annoncent le succès du déploiement à grande échelle de leur projet d’évitement des trainées de condensation

Une solution qui a permis de réduire l’impact climatique des vols avec plus de 2 000 tonnes équivalent CO² épargnées en un an

La compagnie aérienne Amelia et Thales annoncent aujourd’hui le succès du déploiement à grande échelle de leur solution d’évitement des traînées de condensation.
Cette initiative, lancée en 2024 sur des vols d’Amelia entre Paris et Valladolid (Espagne), optimise les plans de vol en modifiant l’altitude des avions plutôt que leur trajectoire latérale afin d’éviter la formation de traînées de condensation, réduisant ainsi l’impact climatique de chaque vol tout en limitant la surconsommation de carburant.

En 2025, Amelia a déployé cette solution sur l’ensemble de ses vols éligibles, incluant les appareils Airbus A319/320 et Embraer ERJ-145/135, permettant d’éviter, selon les modèles d’estimation d’impact climatique employés, plus de 2 000 tonnes de CO₂ équivalent (CO₂e) sur l’année 2025 et de réduire l’impact climatique moyen par vol de plus de 65%. Cette initiative s’inscrit notamment dans le cadre du projet DECOR, soutenu par le plan d’investissement France 2030.

Les traînées de condensation représentent une part significative mais concentrée de l’impact climatique de l’aviation : environ 5% des vols génèrent jusqu’au 80% de cet effet.

Un pragmatisme payant : plus de 2 000 tonnes de CO²e évitées*
Loin des approches théoriques, Amelia a fait le choix de la précision en se focalisant sur les « big hits » :ces rares vols où les conditions atmosphériques favorisent la création de traînées persistantes à fort pouvoir réchauffant.
La sélection de ces « big hits » permet d’intégrer l’incertitude liée à la modélisation du phénomène, en concentrant l’effort d’évitement uniquement sur les cas où le gain environnemental est maximal. Les résultats de l’année 2025 parlent d’eux-mêmes :

  • Après réanalyses avec les modèles de l’état de l’art, 2000 à 2500 tonnes nettes équivalent CO² évitées grâce à l’ajustement des plans de vol.
  • Seulement 59 vols modifiés ont suffi sur l’ensemble de l’année, sur un total de plus de 6,400 vols opérés en 2025, pour atteindre ce résultat.
  • Un surcoût de consommation de kérosène maîtrisée : l’ensemble de ces modifications demeure inférieur à 0,1% de surconsommation sur le cumul annuel des vols concernés.

Une mise en œuvre simplifiée et robuste

La maturité opérationnelle de la solution développée par Amelia et Thales, consistant principalement à ajuster l’altitude avant le dépôt du plan de vol, a favorisé son intégration dans le cycle de préparation des vols par l’ensemble des équipes Amelia.

« En ciblant les vols à fort impact, nous levons le frein de l’incertitude scientifique sur la magnitude du phénomène pour nous concentrer sur l’action immédiate. » Adrien Chabot, directeur du développement durable d’Amelia. 

Les résultats ont été analysés par la startup scientifique Klima et vérifiés ponctuellement par observation au sol. La validation a également intégré des vérifications ponctuelles via les caméras au sol avec le support de SII et Reuniwatt, afin d’établir un lien direct entre l’évitement prédit et l’observation réelle des traînées de condensation sur les vols Amelia et les vols environnants.

« Ce succès s’inscrit dans la stratégie de Thales : mobiliser la technologie pour accélérer la transition vers une aviation plus durable et responsable. En intégrant l’évitement des traînées de condensation aux outils de préparation de vol, nous démontrons qu’un bénéfice climatique mesurable est possible à grande échelle. » Yannick Assouad, Directrice générale adjointe, Avionique, Thales.

Cap sur 2026

Forts de ces résultats, Amelia poursuivra en 2026 le déploiement de ces solutions. L’objectif est d’encourager l’intégration systématique des impacts non-CO² dans les stratégies de décarbonation du secteur et dans la préparation aux futures exigences réglementaires européennes.

 

Note méthodologique :

Les effets induits par les traînées de condensation (ou “contrails”) constituent un élément majeur, bien que complexe, de l’impact climatique de l’aviation. Selon les modèles de forçage radiatif actuels, leur contribution au réchauffement global est estimée comme étant du même ordre de grandeur que le CO², bien que les mécanismes de réchauffement associés à ces deux effets soient bien distincts. 

*Les calculs de l’impact climatique sont basés sur une méthodologie utilisant le modèle CoCiP, les données météorologiques de réanalyse ERA5 et sont exprimés en EGWP100 (Effective Global Warming Potential sur 100 ans) pour garantir une comparaison rigoureuse avec les émissions de CO².

 

A propos d’Amelia

Acteur majeur du secteur aérien en Europe et en Afrique depuis 1976, Amelia est un groupe aéronautique français qui assure le suivi, la maintenance de ses appareils et l’exploitation de ses vols.

La flotte d’Amelia, constituée de 17 appareils, répond au besoin de ses différentes activités, incluant les affrêtements pour le compte d’autres compagnies aériennes majeures, les évacuations sanitaires et les vols à la demande.

Amelia est membre de l’association IATA depuis novembre 2022, endossant l’engagement Fly Net Zero de l’atteinte de l’objectif zéro émission nette en 2050.

A propos de Thales 

Thales (Euronext Paris: HO) est un leader mondial des hautes technologies pour les secteurs de la Défense, de l’Aérospatial et de la Cybersécurité & Digital. Son portefeuille de produits et de services innovants contribue à répondre à plusieurs défis majeurs : souveraineté, sécurité, durabilité et inclusion.

Le Groupe consacre 4,5 milliards d’euros par an à la Recherche & Développement dans des domaines clés, en particulier pour les environnements critiques, tels que l’Intelligence Artificielle, la Cybersécurité, le Quantique et les technologies du Cloud. 

Thales compte plus de 85 000 collaborateurs dans 65 pays. En 2025, le Groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 22,1 milliards d’euros.

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